2022 - Côte d'Ivoire - Centre de santé de Walé

Titre du projet : Activités de formations socio sanitaire menées par le Centre Médico-Social Walé dans la Région du Bélier

I. PARTENAIRE LOCAL Nom de l’Institución : Association Ivoirienne pour la Formation Universitaire et Professionnelle (AIFUP) Adresse : Côte d’Ivoire, Yamoussoukro – Quartier Dioulabougou, BP 1336 Yamoussoukro Téléphone : +225-30 64 33 50 E-mail : cgestionwale@gmail.com Page Web : www.cmswale.org Ville / Région / Pays :Yamoussoukro / Bélier / Côte d’Ivoire Responsable : Manuel Lago

II RESUME DU PROJET Yamoussoukro (capital politique de la Côte d’Ivoire). Walé est située dans le quartier de Dioulabougou, dans un milieu défavorisé de la ville. A 30 km de celle-ci, à Toumbokro, Sous-Préfecture de Kossou, en milieu rural, Walé a une antenne

Le projet est mis en œuvre dans la région du Bélier plus précisément dans le district de Yamoussoukro et dans le village de Toumbokro et villages environnants (sous-préfecture de Kossou). Le but de ce projet est d’une part de réduire l’incidence de certaines pathologies comme les malnutritions infantiles, les pathologies liées au manque d’hygiène, les maladies sexuellement transmissibles dont le VIH/SIDA, etc, à travers des campagnes de sensibilisations et d’autre part de faire des formations à l’endroit des populations de cette zone.

a) il s’agit de former des femmes leaders en santé communautaire qui vont œuvrer dans la communauté pour la santé et le bien être de leur famille se feront à Toumbokro.

b) Plusieurs séances de formation et éducation sur les pratiques d’hygiène en milieu scolaire. Ces séances vise promouvoir l’éducation sanitaire, pour permettre aux enfants en milieu rural proche de la ville de Yamoussoukro, d’éviter d’une part l’apparition des maladies liées à l’hygiène, d’assurer une meilleure santé des enfants, et de l’autre, d’améliorer la qualité de leurs conditions de vie dans un cadre environnemental très souvent extrêmement déficient en hygiène et salubrité.

c) Une puéricultrice fera des séances d’apprentissage et démonstrations culinaires et distribuera des kits alimentaires pour aider mes mères dans la prise en charge nutritionnelle de leurs enfants. En plus de cela, un médecin spécialiste en pédiatrie animera une série de sessions (environ 25 heures) pour aider mes mères de famille à déceler et à prendre en charge des affections infantiles fréquentes telles que la fièvre, l’ anémie, les troubles digestifs (douleurs abdominales, diarrhée, vomissements), les accidents domestiques, es troubles respiratoires (rhume, toux, difficultés respiratoires), l’hygiène corporelle et les soins du cordon ombilical chez le nouveau-né.

d) Les capacités techniques du personnel de santé de Walé et Toumbokro seront renforcées pour les doter de moyens techniques afin de prévenir et de mieux prendre en charge les infections et la transmission de certaines maladies. Une partie de ces séances sera à la charge d’un médecin spécialiste en pédiatrie.

e) Formation et assistance médicale aux populations démunies des zones rurales de Yamoussoukro.

Durée : 12 mois

Bénéficiaires : 1 835 personnes

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La zone de Yamoussoukro est habitée par l’ethnie baoulé, bien qu’on y trouve aussi les Dioula, les émigrants qui viennent du nord de la Côte d’ Ivoire et des pays voisins comme le Burkina Faso, le Mali ou le Niger. Ce sont surtout des musulmans, bien qu’il y ait aussi des catholiques et des protestants, ainsi que des animistes. La polygamie est encore assez répandue et les familles sont nombreuses en moyenne 5 personnes par famille. Les principales activités génératrices de revenus pour les hommes sont les petits travaux champêtres et l’exploitation artisanale de l’or. Les femmes sont engagées dans de petites activités informelles de restauration, boissons, commerce, etc. La plus part sont sans activité. C’est une zone où l’on observe une proportion très élevée de femmes à faible niveau d’instruction. Les premiers bénéficiaires de la couverture sanitaire de Walé sont ceux du quartier dans lequel se situe le Centre Médico-Social : Dioulabougou, avec une population estimée à 67 732 personnes. Dioulabougou est le quartier le plus pauvre de la ville. Il abrite des migrants ou des déplacés de l’ethnie Dioula, majoritairement musulmans et en grande partie sans travail ou avec des emplois non qualifiés. Les femmes ont fréquemment recours à de petites ventes pour contribuer au budget familial, qui peut être estimé à environ 100-150 € par mois pour des familles de 5-8 personnes en moyenne. La plupart d’entre eux vivent dans des cours communes avec le minimum. Ils ont l’électricité, bien que les coupures soient fréquentes, et ils n’ont pas d’eau potable dans les maisons ni d’assainissement. Les prestations de Walé touchent aussi une partie importante de la population de Yamoussoukro et des environs.

Les principales activités génératrices de revenus pour les hommes sont les petits travaux champêtres et l’exploitation artisanale de l’or. Les femmes sont engagées dans de petites activités informelles de restauration, boissons, commerce, etc. La plus part sont sans activité. C’est une zone où l’on observe une proportion très élevée de femmes avec un niveau d’instruction très faible. Le projet accorde aussi une priorité spéciale aux personnes les plus vulnérables, il s’agit concrètement des femmes et des enfants. En 2020 se sont tenues les réunions de formulation du projet avec quelques leaders et chefs communautaires. Ces réunions ont été arrêtées avec la crise de la COVID-19. Après la levée des restrictions, les réflexions ont porté sur fréquentation du centre et les nouveaux besoins en termes d’activités. Ces réflexions ont été l’objet d’une concertation entre les différents acteurs et Walé. Suite à un processus d’identification des problèmes et de prise de décision, les éléments les plus importants de ce processus ont été retenus :
- conception d’un programme d’activité que le centre pourra réaliser, par une équipe de travail constituée par un responsable de Walé en collaboration avec les partenaires de l’AIFUP et les leaders communautaires ;
- réunions avec les chefs des groupes bénéficiaires et des associations féminines ;
- échanges avec les élus locaux les plus directement concernés.

Les problèmes sur lesquels ce projet entend influencer et apporter des solutions à court et moyen terme se situent à trois niveaux :
- Niveau 1 : Conditions matérielles de travail, notamment celles qui affectent la prise en charge médicale directe des patients.
- Niveau 2 : Organisation générale du centre pour apporter une couverture médicale et sanitaire à un plus grand nombre de personnes.
- Niveau 3 : Nouvelles stratégies pour faire face aux risques les plus proches devant certaines maladies rencontrées au Centre Médical Social.

Dans l’exécution du projet, les leaders communautaires seront convoqués pour sensibiliser et informer leurs pairs.

L’évaluation se fera à travers l’organisation de réunions de coordination avec les parties prenantes.

Objectif Spécifique.

Énoncé de l’objectif spécifique :

Extension des services de santé dans la région du Bélier par la formation et la sensibilisation adressées à la fois aux personnels de la santé et aux populations notamment les mères, les enseignants et les élèves.

Objectif Spécifique Indicateurs Objectivement Vérifiables Sources de vérification Extension des services de santé dans la région du Bélier par la formation et la sensibilisation adressées à la fois aux personnels de la santé et aux populations notamment les mères, les enseignants et les élèves. - Former et sensibiliser 25 femmes en leadership de santé communautaire.

-  Former et sensibiliser 300 élèves sur les pratiques d’hygiène en milieu scolaire.
-  Organiser 10 séances d’apprentissage et de démonstration culinaires pour les femmes.
-  Former 10 personnes du personnel médical et paramédical.
-  Former et assister médicalement 1000 personnes démunies dans les zones rurales de Yamoussoukro.
-  Rapport de formation
-  Rapport d’activités
-  Liste de présence
-  Registre de suivi d’activités

Résultats
R.1 : Formation et sensibilisation de 25 femmes en leadership de santé communautaire.
R.2 : Formation et sensibilisation de 300 élèves sur les pratiques d’hygiène en milieu scolaire.
R.3 : Organisation de 10 séances d’apprentissage et de démonstration culinaires pour les femmes.
R.4 : Formation de 10 membres du personnel médical et paramédical pour renforcer leurs capacités.
R.5 : Formation et assistance médicale pour 1000 personnes démunies dans les zones rurales de Yamoussoukro.
IOV 1 : Former et sensibiliser 25 femmes en leadership de santé communautaire.
IOV 2 : Former et sensibiliser 300 élèves sur l’hygiène en milieu scolaire.
IOV 3 : Organiser 10 séances d’apprentissage et de démonstration pour les femmes.
IOV 4 : Former de 10 membres du personnel médical et paramédical pour renforcer leurs capacités.
IOV 5 : Former et assister 1000 personnes démunies dans les zones rurales de Yamoussoukro.

4. Activités.

Activité 1 : Formation et sensibilisation en leadership de santé communautaire des femmes dans la région du Bélier. Les formations se feront à Walé et Toumbokro. Activité 1-1 : Il s’agit d’organisation de sessions de formations qui vont consister en des cours théoriques sur des thèmes liés à la santé. L’objectif de cette formation est de donner aux femmes les outils, leur permettant d’améliorer la qualité de vie de leurs familles. Il y aura 1 session de formation par mois. Chaque session durera 2 h. On aura un total de 12 sessions de formations soit 24 h de formations. On vise 25 participantes au total. On fera aussi des sensibilisations couplé avec les cours de formation. Activité 1-2 : En plus de cela, un médecin spécialiste en pédiatrie animera une série de sessions (environ 25 heures) pour aider les femmes à déceler et à prendre en charge des affections infantiles fréquentes telles que la fièvre, l’ anémie, les troubles digestifs (douleurs abdominales, diarrhée, vomissements), les accidents domestiques, es troubles respiratoires (rhume, toux, difficultés respiratoires), l’hygiène corporelle et les soins du cordon ombilical chez le nouveau-né.

Activité 2 : Formation et sensibilisation des élèves sur les pratiques d’hygiène en milieu scolaire. Ces formations visent à faire adopter des comportements favorables à la santé inculquer un savoir-faire et savoir être ; la démarche est éducative et participative. Ce n’est pas un simple apport de connaissance, c’est la répétition du message éducatif qui permet un changement de comportement. D’où la nécessité de se lancer dans un tel projet éducatif de santé pour sensibiliser mais surtout pour changer les comportements Il s’agira donc de passer dans les écoles pour sensibiliser les élèves et organiser des groupes d’hygiène et de salubrité pour mener des activités. 3 écoles seront bénéficiaires de ces formations. D’abord les activités vont débuter avec le renforcement des capacités des enseignants sur l’hygiène en milieu scolaire, cette formation aura lieu une fois dans chaque école. Ensuite les enseignants eux même se chargeront de dispenser les formations à leurs élèves. Walé visitera une fois par trimestre chaque école pour la sensibilisation. Chaque formation par école durera 4 heures soit 12 heures pour l’ensemble des trois écoles. Au total, il y’aura 3 séances de formation pour l’ensemble des 3 écoles et 12 visites d’évaluation dans les écoles en raison de 4 visites par écoles. Les écoles seront équipées et dotés de matériel d’hygiène.

Activité 3 : Organisation de séances d’apprentissage et démonstration culinaires pour les femmes. Ces séances sont prévues pour les femmes. Elles ont pour but de pratiquer ce que les femmes auront appris dans les cours théoriques. Une puéricultrice fera des démonstrations culinaires et distribuera des kits alimentaires pour aider mes mères dans la prise en charge nutritionnelle de leurs enfants. Nous aurons au total 10 séances de 2 heures à l’attention des femmes dont 5 séances à Toumbokro et 5 séances à Walé. Des kits alimentaires seront distribués aux femmes d’enfants souffrant de carences nutritionnelles ou de malnutrition et aux mères vivant avec le VIH/Sida en vue de la substitution de l’allaitement maternel par l’allaitement artificiel. Nous visons 500 femmes.

Activité 4 : Formation de 10 membres du personnel médical et paramédical pour renforcer leurs capacités. Des formations pour le personnel de santé seront animées par les médecins et d’autres personnes compétentes de Walé. Ces formations porteront sur différents programmes de prise en charge de certaines pathologies sévissant dans la région et d’autres aspects liés au domaine de la santé. Une bonne partie des formations concernera les maladies infantiles. 5 sessions seront organisées. Chaque session durera 4 heures environ. 10 personnes prendront part à ces formations.

Activité 5 : Formation et assistance médicale pour 1000 personnes démunies dans les zones rurales de Yamoussoukro. L’objectif est de diminuer la vulnérabilité de la population face aux principales pathologies grâce à la sensibilisation et aux soins. Nous nous proposons de réaliser des campagnes de sensibilisation, 1000 consultations médicales avec distribution de médicaments pour l’ensemble des 5 villages que nous allons visiter. Des campagnes sur la santé communautaire et le VIH SIDA seront animées. Budget total Harambee AIFUP-WALE 1. Fournitures 11 179,88 € 8 893,29 € 2 286,59 € 2. Personnel Local 10.548,78 € 10.548,78 € 3. Moyens de transport 557,93 € 557,93 € TOTAL COÛTS en EURO 22 286,59 € 20 000,00 € 2 286,59 € Pourcentage du total 100,00% 0,8974 0,1026

Coût total du Projet : 22 286,59 € Harambee : 20 000,00 € Partenaire local : 2 286,59 €

 

700 personnes touchées par les actions du Centre Médicosocial Walé

Le centre de santé de Walé en Côte d’Ivoire a terminé son programme de formation et de sensibilisation des communautés de la région du Bélier, située dans le centre du pays. Grâce aux contributions collectées par Harambee, il a été possible de toucher plus de 700 personnes : mères, enfants et agents de santé.

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Selon un récent rapport de l’Organisation mondiale de la santé* sur la santé en Afrique, des progrès significatifs sont réalisés pour faire face aux énormes défis auxquels la région est confrontée au quotidien et, surtout, des signes à travers le continent montrent que des outils internes sont adoptés pour résoudre les problèmes de santé. Des obstacles subsistent toutefois : manque de ressources financières adéquates, pénurie de personnel de santé, formation insuffisante, infrastructures fragiles, avec un impact grave sur des centaines de millions de personnes, en particulier les mères et les enfants. L’Afrique représente encore 25 % de la charge mondiale de maladies, dont la plupart sont évitables.

En Côte d’Ivoire, par exemple, 80 000 enfants de moins de cinq ans meurent chaque année de maladies évitables si les conditions nutritionnelles et sanitaires étaient meilleures. Pour répondre aux pénuries persistantes, le centre médical de Walé offre des soins de santé, à un coût abordable, à la population la plus fragile mais, dans le même temps, ” il est nécessaire d’aller au-delà de la médecine curative, en adaptant une approche plus intégrée qui promeut la santé par l’information et la prévention ” en attendant que les bonnes réformes soient mises en œuvre pour garantir l’accès aux services de santé pour tous. Et c’est précisément pour répondre à ce besoin qu’Harambee a contribué à la mise en œuvre du programme de formation destiné tant au personnel de santé qu’à la population, notamment les mères, les enseignants, les élèves et les étudiants. Les objectifs de Walé sont notamment de faciliter l’accès des plus vulnérables à une structure de santé, de réduire l’automédication et les délais de recours aux structures de santé en cas de maladie, et de transférer des compétences en matière de nutrition et de prévention de certaines maladies.

“Les problèmes de santé les plus répandus sont dus à l’insécurité alimentaire mais aussi à une ignorance généralisée. Par manque de ressources financières et d’informations adéquates sur l’hygiène et la prévention, les patients reportent le recours aux soins de santé jusqu’à ce que leur état se soit aggravé au point qu’il soit très difficile, voire impossible, d’intervenir efficacement“.

Ce qui a été réalisé Un programme de formation sur le leadership des femmes en matière de santé communautaire : 12 sessions pour 25 femmes qui pourront à leur tour former d’autres membres de la communauté. “En outre, nous avons aidé ces femmes à identifier et à traiter les maladies infantiles courantes telles que la fièvre, l’anémie, les troubles digestifs et respiratoires.” 473 élèves ont reçu une formation sur les pratiques d’hygiène dans les écoles et “Nous avons acheté du matériel et des équipements d’hygiène pour faciliter la pratique. 10 sessions théoriques et pratiques ont été organisées pour 193 femmes sur les questions relatives aux carences nutritionnelles et à la malnutrition. “Nous avons pu distribuer du lait aux mères séropositives”. En outre, les compétences de 10 membres du personnel médical et paramédical ont été renforcées afin d’améliorer la qualité des services offerts aux patients. En outre, plus de 1000 consultations médicales ont été effectuées pour les personnes les plus démunies dans les zones rurales : “Cette activité nous a donné beaucoup de joie car nous savons que nous avons pu sauver tant de vies“. Le projet s’est déroulé entre décembre 2021 et novembre 2022 (avec un soutien de 20 000 euros), mais les formations dispensées, ainsi que le travail acharné de Walé, assureront sa pérennité dans le temps. VOUS AUSSI, VOUS CONTRIBUEZ À DE NOMBREUSES INITIATIVES EN FAVEUR DES FAMILLES EN AFRIQUE ! *Le rapport régional sur la santé en Afrique : la santé des population.

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